Comment bien vivre en milieu rural ?

Réunion publique du 29 mai 2017 à Pont-en-Royans

Patrick Cholat se présente et donne les grandes lignes du programme.

Michèle Bonneton décrit son travail de député et explique pourquoi Patrick sera un très bon député. Elle présente quelques exemples de liens entre le territoire et le travail à l’Assemblée nationale : la suppression de l’ATESAT (Aide des services préfectoraux aux petites communes pour des aménagements) ; le manque de médecins et d’offre de soins dans certains territoires.

Amandine Vassieux( 1ère adjointe) nous présente brièvement Pont-en-Royans qui est se caractérise par un tissu associatif riche, une attractivité géographique et touristique importante et une grande mixité de la population.

Cependant,  Pont en Royans est un village de 900 habitants qui concentre un certain nombre de problématiques :  les services publics partent ( mais une maison des services publics verra bientôt le jour).  Il y a également des difficultés à obtenir un rendez-vous chez un médecin. Les services sont éloignés de la population, tout comme ceux de la Région qui sont difficiles d’accès.

Le rôle de Michèle Bonneton s’est avéré très positif pour le territoire.  Elle s’est révélée être un vrai contre-pouvoir. Amandine Vassieux a souligné la nécessité d’élire des gens qui représentent les élus des petites communes.

Geneviève Moreau Glénat (maire de Choranche) : bien vivre en milieu rural… Mythe ou réalité ? Qualité de vie, bien être, liberté…

Geneviève Moreau Glénat a souligné certaines difficultés : pas de transports en commun,  une connexion internet et la téléphonie mobile qui fonctionnent très mal… Comment dans ces conditions faire sa déclaration de revenus ? Elle a indiqué qu’il était nécessaire de développer la télé assistance aux personnes âgées, le télétravail. Le tourisme, facteur de développement du territoire est aussi à encourager.

Elle a ensuite poursuivi sur les réglementations non adaptées aux petites communes, la difficulté de trouver un médecin référent. Le quotidien est très prégnant pour les élus. Ici les habitants ont les mêmes devoirs, mais aussi les mêmes droits que partout en France . Il faut qu’un parlementaire pose ces problématiques à Paris et que les lois soient adaptées.

Michel Eymard (Maire de Rencurel) : Vit-on bien en milieu rural ? Le fort vote Front national nous interpelle : Que se passe t il dans nos villages ?

Notre territoire bénéficie d’un programme européen Leader sur 5 ans, il permet un effet de levier pour les subventions. Il comporte 2 axes forts :

  • La territorialisation en milieu rural, la création de richesses et la consommation sur le territoire.
  • Faire un lien étroit entre alimentation, santé et territoire.

Tous les projets doivent être élaborés de façon ascendante : à partir des citoyens. C’est un aspect très positif de l’Union européenne à souligner.

Pour Myriam Laïdouni Denis (Conseillère régionale), il faut :

  • Développer la production, la diffusion et l’accès localement pour la culture.
  • Aller vers l’autonomie des territoires ; le Conseil régional pratique actuellement une politique de dépendance.
  • Pour l’autonomie, il est nécessaire de préserver le statut des intermittents du spectacle ( statut à élargir aux métiers d’art pour les droits sociaux).
  • Attention ! On a tendance à tout marchandiser ; le bénéfice de la culture va bien au-delà : pour le vivre ensemble , pour sortir du repli sur soi, pour l’ouverture de l’esprit et du cœur…

Olivier Feugier ( Maire de St Hilaire du Rosier) rappelle la réunion très difficile qui a eu lieu à propos d’un accueil de migrants. Puis un très bel élan de générosité et de solidarité est né. L’accueil s’est bien passé et des relations d’amitié se sont tissées entre des habitants et des migrants (certains vivent des situations difficiles avec menaces d’expulsion. Il semble que la circulaire « Valls » plus favorable pour les familles ne soit pas appliquées en Isère.

Questions de la part des personnes dans la salle :

  • Que pensez-vous du cumul des mandats ?
    Réponse : nous y sommes opposés.
  • Des ordonnances pour modifier le code du travail ?
    Réponse : nous y sommes totalement opposés et Patrick Cholat s’est engagé à voté contre le principe des ordonnances pour laisser place à un travail constructif avec tous les partenaires sociaux et les parlementaires.
  • Beaucoup de questions autour de la difficulté à trouver un médecin qui veuille dans les petites communes.
    Réponse : il devrait y avoir plus d’obligation pour l’installation, les limites administratives entre 2 départements posent problème ( la carte vitale n’est pas compatible…). Il faut imaginer d’autres solutions : un camion médical, faire déplacer par un transport public les malades plutôt que faire perdre beaucoup de temps sur les routes au médecin, les communes peuvent salarier des médecins (système qui se développe).
  • Attention : on risque d’aller vers de plus en plus de marchandisation du vivant avec les OGM, de la petite enfance avec les crèches privées (comme c’est le métier de certaine candidate en mouvement), de la santé avec le programme de la droite, de l’éducation avec un ministre très pro- privé…

Pour conclure Patrick Cholat présente ses propositions se rapportant au thème :

  • Défendre l’existence de services publics de proximité partout. Je serai attentif à la qualité du nouvel hôpital de Voiron et aux conditions de travail.
  • Lutter contre les désertifications médicales dans les zones sous dotées et dans le Sud Grésivaudan.
  • Combler les fractures territoriales : numérique, déplacements, logements…
  • Garantir la justice fiscale : non à la suppression de l’Impôt Sur la Fortune et lutte contre l’évasion et les paradis fiscaux (60 à 100 milliards d’euros par an selon la cour des comptes).
  • Aider au maintien à domicile des personnes âgées par plus de présence humaine et revaloriser le minimum vieillesse.
  • Mettre en place une politique d’inclusion des personnes en situation de handicap et revaloriser leur allocation.
  • Agir pour plus de sécurité : renforcer la prévention, maintenir les gendarmeries en milieu rural, rétablir la police de proximité. Mieux organiser les services de renseignement. Renforcer les moyens de la justice.
  • Favoriser l’alternance et l’apprentissage.
  • Préserver les écoles en milieu rural.
  • Un seuil maximum de 25 élèves par classe à l’école et 12 dans les zones prioritaires.
  • Revaloriser le métier et le salaire des enseignants. Créer un service public de soutien scolaire.

Voir l’article du Mémorial du 02/06